Abstract

Arbitrator Challenges under the ICC Rules and Practice

Andrea Carlevaris, Rocio Digón

English

Challenges of arbitrators have an importance belied by their relative infrequency and even rarer success. Insofar as they raise issues of independence or impartiality, they concern one of arbitration's major preoccupations - conflicts of interest. This article analyses the types of conflicts that have given rise to challenges in recent ICC arbitrations. Three broad categories are distinguished: the relationship between an arbitrator and an individual or entity involved in the arbitration, the relationship between an arbitrator and an individual or entity related to but not directly involved in the arbitration, and issue conflicts. Within these traditional categories new causes of conflicts have emerged, including relations between arbitrators and counsel from the same barristers' chambers, advance waivers and third-party funding. The authors give examples of challenges based on these and other grounds and discuss recent changes of practice allowing the ICC International Court of Arbitration to provide reasons for decisions on challenges at the parties' request and to specify whenever challenges are rejected due to their inadmissibility as opposed to their merits. Challenges filed in ICC arbitrations are handled in accordance with the ICC Rules of Arbitration and in light of previous ICC cases. Although not directly applicable or binding, the IBA Guidelines on Conflicts of Interest in International Arbitration may also be referred to for the illustrations they provide of circumstances that may or may not call for disclosure. The ICC Court has itself recently issued guidance on arbitrator disclosures, which the authors discuss, explaining the distinction between the subjective and objective standards applicable to disclosure and the objective standard applicable to disqualification.

French

Les récusations d'arbitre revêtent une importance inversement proportionnelle à leur relative rareté et à leur encore moins fréquent succès. Dans la mesure où elles soulèvent des questions d'indépendance et d'impartialité, elles touchent à l'une des principales préoccupations de l'arbitrage - les conflits d'intérêts. Cet article analyse les types de conflits qui ont donné lieu à des demandes de récusation dans de récents arbitrages CCI, et les classe en trois grandes catégories : relations entre un arbitre et une personne physique ou morale impliquée dans l'arbitrage, relations entre un arbitre et une personne physique ou morale liée à l'arbitrage sans y être directement impliquée et « issue conflicts », ou conflits de positions. Au sein de ces catégories traditionnelles, de nouvelles causes de conflit se dégagent, dont les relations entre arbitres et conseils appartenant à un même groupement (« chambers »), la renonciation préalable et le financement par un tiers. Les auteurs citent des exemples de demandes de récusation fondées sur ces motifs et sur d'autres et analysent les récents changements de pratiques qui permettent à la Cour internationale d'arbitrage de la CCI de communiquer les motifs de sa décision concernant une récusation, à la demande des parties, et de préciser l'irrecevabilité d'une demande de récusation lorsqu'elle a été rejetée pour ce motif plutôt que sur le fond. Les demandes de récusation déposées dans les arbitrages CCI sont traitées conformément au Règlement d'arbitrage de la CCI et à la lumière de précédentes affaires CCI. Il peut également être fait référence aux exemples de circonstances qui doivent ou non être divulguées figurant dans les directives de l'IBA sur les conflits d'intérêts dans l'arbitrage international, bien que celles-ci ne soient ni directement applicables ni obligatoires. La Cour de la CCI a elle-même récemment publié des précisions sur l'obligation de divulgation qui incombe aux arbitres. Les auteurs commentent également ces précisions en expliquant la distinction entre les normes subjectives et objectives applicables à la divulgation et la norme objective applicable à la récusation.

Spanish

La importancia que se otorga a la recusación de un árbitro queda contradicha por su escasa frecuencia, además de por su improbable éxito. En la medida en que planteen cuestiones relativas a la independencia o imparcialidad, las recusaciones se refieren a una de las principales preocupaciones del arbitraje: los conflictos de intereses. Este artículo analiza los tipos de conflictos que han dado lugar a solicitudes de recusación en arbitrajes recientes de la CCI. Se distinguen tres categorías principales: la relación entre un árbitro y un individuo o entidad que interviene en el arbitraje, la relación entre un árbitro y un individuo o entidad que está relacionado con, pero que no interviene directamente en, el arbitraje y los conflictos debidos al tema («issue conflicts»). En el seno de estas categorías tradicionales han surgido nuevas causas de conflictos, incluyendo las relaciones entre los árbitros y los abogados que pertenecen a las mismas «chambers» (oficinas compartidas), las renuncias anticipadas y la financiación de terceros. Los autores proporcionan ejemplos de solicitudes de recusación basadas en estos y otros motivos y examinan recientes cambios en las prácticas que permiten a la Corte Internacional de Arbitraje de la CCI comunicar, a petición de las partes, las razones de su decisión sobre una recusación y especificar si una solicitud de recusación se desestima por su inadmisibilidad en oposición a su fondo. Las solicitudes de recusación interpuestas en los arbitrajes de la CCI se manejan con arreglo al Reglamento de Arbitraje de la CCI y teniendo en cuenta casos previos de la CCI. Aunque no son directamente aplicables ni vinculantes, las Directrices IBA sobre Conflictos de Intereses en Arbitraje Internacional también pueden servir como referencia por cuanto brindan ejemplos de circunstancias que pueden requerir o no a una revelación. Por su parte, la Corte de la CCI hace poco publicó orientaciones sobre las revelaciones de los árbitros, lo cual también se aborda en el artículo, con explicaciones de las diferencias entre las normas subjetivas y las objetivas aplicables a la divulgación y la norma objetiva aplicable a la descalificación.