Abstract

To What Extent Do Arbitral Tribunals Take into Account Public Policy in the Jurisdictions of Prospective Enforcement of an Award? An Analysis of ICC Awards

Charles Nairac, Elina Aleynikova, Manu Thadikkaran

English

This article presents the results of an analysis of ICC arbitral awards in which tribunals considered public policy/mandatory rules in the state(s) where the enforcement of a future award was likely to be sought. The authors put forward three propositions: (i) tribunals do not spontaneously look into public policy issues/mandatory rules likely to affect the enforceability of their awards and parties rarely raise the question; (ii) arbitrators have an obligation to use their best efforts to render an enforceable award but are not required to guarantee that their award will be enforceable in every jurisdiction; and (iii) arbitrators will take into account public policy/mandatory rules that reflect international standards. The authors discuss the extent to which the cases studied confirm these propositions. They find that references to public policy/mandatory rules in relation to the enforceability of a future award are rare and attribute this to the nature of international arbitration, which leads to decisions whose enforcement may be sought in more than one jurisdiction, making it impractical and inadvisable, if not impossible, to take account of public policy /mandatory rules in all of them. Also, arbitrators are not beholden to any given state and have no role to play in defending its public policy. Nonetheless, as the cases show, arbitrators may take account of public policy considerations at the place of possible enforcement of an award when these correspond to international public policy, or when they wish to take the precaution of demonstrating that their decision is not in breach of potentially applicable public policy/mandatory rules.

French

Cet article présente les résultats d'une analyse des sentences de la CCI dans lesquelles les tribunaux arbitraux ont pris en considération l'ordre public ou des règles de droit impératives du ou des États où l'exécution de la future sentence était susceptible d'être demandée. Les auteurs formulent trois hypothèses : (i) les tribunaux arbitraux n'examinent pas spontanément l'ordre public ou les règles impératives susceptibles d'affecter l'exécution de leurs sentences et les parties soulèvent rarement la question ; (ii) les arbitres ont l'obligation de faire tous leurs efforts pour prononcer une sentence susceptible de sanction légale, mais ne sont pas tenus de garantir qu'elle le soit dans tous les États ; et (iii) les arbitres tiennent compte de l'ordre public ou des règles impératives qui reflètent les normes internationales. Après avoir confronté ces hypothèses à la réalité des affaires étudiées, les auteurs concluent qu'en lien avec les possibilités d'exécution de la future sentence, les références à l'ordre public ou aux règles impératives sont rares. Ils attribuent cette situation à la nature de l'arbitrage international, qui aboutit à des décisions dont l'exécution peut être demandée dans plus d'un État, ce qui fait qu'il est difficile en pratique et déconseillé, si ce n'est impossible, de tenir compte de l'ordre public ou des règles impératives de chacun d'eux. Les arbitres ne sont en outre les obligés d'aucun État et n'ont aucun rôle à jouer dans la défense de l'ordre public d'un État quelconque. Comme ces affaires le montrent, ils peuvent néanmoins tenir compte de considérations d'ordre public du lieu d'exécution possible de la sentence lorsqu'elles correspondent à l'ordre public international, ou lorsqu'ils souhaitent prendre la précaution de démontrer que leur décision n'est pas contraire à l'ordre public ou aux règles impératives potentiellement applicables.

Spanish

Este artículo presenta los resultados de un análisis de diversos laudos arbitrales de la CCI en los que los tribunales consideraron el orden público o las reglas imperativas del o de los Estados en los que posiblemente se iba a solicitar la ejecución de un futuro laudo. Los autores formularon tres propuestas: (i) los tribunales no analizan espontáneamente asuntos de orden público o reglas imperativas que pudieran afectar la ejecución de sus laudos y las partes plantean la cuestión raramente; (ii) los árbitros tienen la obligación de hacer todo lo posible por dictar un laudo ejecutable, pero no se les exige que garanticen que su laudo será ejecutable en todas las jurisdicciones; y (iii) los árbitros tendrán en cuenta el orden público o las reglas imperativas que reflejen estándares internacionales. Los autores discuten hasta qué punto los casos estudiados confirman estas propuestas. Opinan que las referencias al orden público o a las reglas imperativas en relación con la ejecutabilidad de un futuro laudo son excepcionales y lo atribuyen a la naturaleza del arbitraje internacional, que conduce a la adopción de decisiones cuya ejecución puede buscarse en más de una jurisdicción, haciendo no factible y no aconsejable, para no decir imposible, que se considere el orden público o las reglas imperativas en todas ellas. Por otra parte, los árbitros no están comprometidos con ningún Estado en particular y no les corresponde defender su orden público. No obstante, como lo demuestran los casos, los árbitros pueden tener en cuenta consideraciones de orden público del lugar de la posible ejecución de un laudo cuando estas equivalen al orden público internacional o cuando ellos desean tomar la precaución de demostrar que sus decisiones no infringen el orden público o las reglas imperativas potencialmente aplicables.