Abstract

Interim Award in Case 12361 (Extract)

English

The claimant, a Japanese company, supplied equipment to the respondent, a telephone operator in an Asian state (X). Under the supply contract, the respondent was required to pay 15 per cent of the price in advance and the remaining 85 per cent in subsequent instalments according to an agreed schedule. The respondent also agreed to provide a chattel mortgage in favour of the claimant for the total value of the equipment. During the performance of the contract, the respondent's parent company provided two guarantees covering payment of a portion of all outstanding sums due to the claimant. While the 15 per cent advance was paid in accordance with the contract, the payment schedule for the remaining 85 per cent was renegotiated over a period of seven years. The first two instalments were paid, but the respondent then failed to pay subsequent instalments, alleging cash-flow problems. The claimant refused to accept this explanation, asserting that the respondent was involved in another project, on which it was spending its funds. After making several unsuccessful demands for payment and the execution of the chattel mortgage, the claimant requested the respondent to pay the total outstanding amount due. Faced with the respondent's continuing resistance, the claimant served notice of termination of the contract, to which the respondent reacted by seeking an injunction from a state court preventing termination, arguing that it was entitled to withhold payment owing to breaches of contract by the claimant. Thereupon, the claimant applied for three interim measures: (i) payment by the respondent of all or part of the amount claimed in the arbitration pending the final determination of the dispute; (ii) an order preventing the respondent from selling or encumbering equipment supplied by the claimant pending the final determination of the claimant's entitlement to a chattel mortgage; and (iii) an order requiring the respondent to pay its share of the advance on costs.

French

La demanderesse, une société japonaise, fournit du matériel au défendeur, un opérateur de télécommunications dans un État asiatique (X). Le contrat obligeait le défendeur à payer 15 % du prix à l'avance et le reliquat (85 %) à tempérament selon un échéancier convenu. Le défendeur s'engagea aussi à constituer une hypothèque mobilière en faveur de la demanderesse correspondant à la valeur totale du matériel. Au cours de l'exécution du contrat, la société mère du groupe auquel appartenait le défendeur, fournit deux garanties pour couvrir le paiement d'une partie de toutes les sommes restant dues à la demanderesse. Le paiement de l'avance de 15 % fut effectué conformément au contrat. En revanche, l'échéancier pour le reliquat fut renégocié sur une période de sept ans. Les deux premières échéances furent honorées, mais le défendeur s'abstint de payer les échéances suivantes, arguant du fait qu'il avait des problèmes de trésorerie. La demanderesse n'accepta pas cette explication et prétendait que le défendeur participait à un autre projet, auquel il consacrait ses fonds. Après plusieurs demandes infructueuses de paiement et de la réalisation de l'hypothèque mobilière, la demanderesse somma le défendeur de payer la totalité du montant restant dû. Face au refus persistant du défendeur, le défendeur lui annonça la résiliation du contrat. En réponse, le défendeur se tourna vers le juge étatique pour faire interdire la résiliation du contrat, arguant du fait qu'il était en droit de retenir le paiement parce que la demanderesse avait manqué à ses obligations contractuelles. Sur ce, la demanderesse sollicita trois mesures provisoires : (i) le paiement par le défendeur de la totalité ou d'une partie du montant en cause dans la procédure arbitrale en attendant l'issue du litige ; (ii) l'interdiction au défendeur de vendre ou de grever le matériel fourni par la demanderesse en attendant une décision définitive sur le droit de la demanderesse à une hypothèque mobilière ; et (iii) la sommation du défendeur de payer sa part de la provision pour frais.

Spanish

El demandante, una sociedad japonesa, suministró equipos al demandado, un operador de telefonía en un estado asiático (X). Con arreglo al contrato de suministro, al demandado se le exigió que pagara el 15% del precio por adelantado y el 85% restante en tramos subsiguientes según un calendario acordado. El demandado también aceptó suministrar una hipoteca mobiliaria en favor del demandante por el importe total del equipo. Durante la ejecución del contrato, la empresa matriz del demandado constituyó dos garantías que cubrían el pago de una parte de las sumas adeudadas al demandante. Se abonó el anticipo del 15% conforme a lo estipulado en el contrato, y se renegoció el calendario de pagos por el 85% restante repartiéndolo en un periodo de 7 años. Los dos primeros tramos se pagaron, pero a continuación el demando no procedió al pago de los tramos posteriores alegando tener problemas de liquidez. El demandante se negó a aceptar esta explicación afirmando que el demandado estaba participando en otro proyecto en el que estaba utilizando sus fondos. Después de hacer varias peticiones de pago en vano y de la ejecución de la hipoteca mobiliaria, el demandante solicitó al demandado que le pagara el importe total aún pendiente. Ante la continua oposición del demandado, el demandante notificó la resolución del contrato, a lo que el demandado respondió iniciando una acción de cesación en un tribunal estatal para impedir dicha resolución con la alegación de que se le había concedido el derecho de retener el pago en virtud del incumplimiento de contrato por parte del demandante. Acto seguido, el demandante solicitó tres medidas provisionales: (i) el pago, por parte del demandado, de toda o de una parte del importe solicitado en el arbitraje en espera de la resolución final de la controversia; (ii) una orden que impida al demandado vender o gravar los equipos suministrados por el demandante en espera de la resolución final del derecho del demandante a una hipoteca mobiliaria; y (iii) una orden solicitando al demandado que pague su parte de la provisión para gastos.