Abstract

Partial Award in Case 10433 (Extract)

English

Claimants were manufacturers of equipment of types A and B, constructed using raw material of which Respondent 1 was a producer. Pursuant to a shareholders' agreement, Respondent 1 acquired an interest in Claimant 1, in return for contributing to Claimant 1 its interest in a joint venture engaged in manufacturing equipment of type B. Respondent 1 had acquired that interest through a prior merger with a company that held a majority interest in the joint venture. The shareholders' agreement was accompanied by a master agreement containing a non-competition clause forbidding Respondent 1 to engage directly or indirectly in the business of manufacturing, selling, maintaining or modernizing equipment of type A. Subsequently, Respondent 1 announced its intention to merge with Company X, whose business operations included the manufacturing, installation and servicing of equipment of types A and B, to form a new entity, Company Y. As all parties involved were European, the merger was referred to the European Commission for approval, which was granted subject to certain conditions, including the requirement that Respondent 1 enter into negotiations with Claimant 1 and its holding company, Claimant 2, to terminate its obligations under the non-competition clause. Respondent 1 refused to comply with this condition, arguing that the clause was void and unenforceable. Finnish law was applicable to the master agreement. Claimants argued that, although Respondent 1 was not a competitor by virtue of its own activity, it became one through its merger with Company X. They further maintained that the non-competition clause did not violate European competition law, as the case fell under the ancillary restraints exception to Article 81(1) of the treaty establishing the European Community.

French

Les demandeurs fabriquaient des équipements de types A et B, construits à l'aide d'une matière première dont le défendeur 1 était un producteur. En application d'une convention d'actionnaires, le défendeur 1 avait acquis des parts du demandeur 1, en échange de la cession à ce dernier de sa participation dans une coentreprise fabriquant des équipements de type B. Cette participation résultait d'une fusion antérieure du défendeur 1 avec une société qui détenait une participation majoritaire dans la coentreprise. La convention d'actionnaires était accompagnée d'un accord-cadre contenant une clause de non-concurrence interdisant au défendeur 1 d'exercer, directement ou indirectement, une activité de fabrication, de vente, de maintenance ou de modernisation d'équipements de type A. Le défendeur 1 a par la suite annoncé son intention de fusionner avec la société X, dont les activités incluaient la fabrication, l'installation et l'entretien d'équipements de types A et B, afin de créer une nouvelle entité, la société Y. Toutes les parties en cause étant européennes, la fusion a été notifiée à la Commission européenne, qui l'a approuvée sous certaines conditions, exigeant notamment que le défendeur 1 engage des négociations avec le demandeur 1 et sa société mère, le demandeur 2, afin de mettre fin à ses obligations au titre de la clause de non-concurrence. Le défendeur 1 a refusé de se plier à cette condition, arguant que la clause était nulle et non exécutoire. La loi finlandaise s'appliquait à l'accord-cadre. Les demandeurs ont fait valoir que le défendeur 1, bien qu'il n'ait pas été leur concurrent du fait de son activité propre, le devenait par sa fusion avec la société X. Ils soutenaient également que la clause de non-concurrence n'était pas contraire au droit européen de la concurrence, car l'opération entrait dans le cadre des exemptions à l'article 81(1) du traité instituant la Communauté européenne, au titre des restrictions accessoires.

Spanish

Los demandantes eran fabricantes de equipos de tipo A y B construidos con la misma materia prima que la producida por el demandado 1. De conformidad con un acuerdo de accionistas, el demandado 1 adquirió una participación en el demandante 1 a cambio de una participación del demandante 1 en una joint venture dedicada a la fabricación de equipos de tipo B. El demandado 1 había adquirido dicha participación a través de una fusión previa con una empresa que tenía una participación mayoritaria en la joint venture. El acuerdo de accionistas se acompañaba de un contrato marco que incluía una cláusula de no competencia que prohibía al demandado 1 toda participación, directa o indirecta, en el negocio de la fabricación, venta, mantenimiento o modernización de equipos de tipo A. Posteriormente, el demandado 1 anunció su intención de fusionarse con la empresa X, que cuenta la fabricación, la instalación y la revisión de equipos de tipo A y B entre sus operaciones comerciales, con el objeto de crear una nueva entidad, la empresa Y. Dado que todas las partes involucradas eran europeas, la fusión se remitió a la Comisión Europea para su aprobación, que fue concedida con sujeción a determinadas condiciones, incluyendo la exigencia de que el demandado 1 entablara negociaciones con el demandante 1 y su sociedad de cartera, el demandante 2, para poner término a sus obligaciones bajo la cláusula de no competencia. El demandado 1 se negó a cumplir este requisito alegando que la cláusula era nula e inaplicable. La ley aplicable al contrato marco era la finlandesa. Los demandantes sostuvieron que, aunque el demandado 1 no era un competidor en virtud de su actividad propia, su fusión con la empresa X lo había convertido en tal. Afirmaron, además, que la cláusula de no competencia no infringía la legislación europea en materia de competencia, dado que el caso entró en el ámbito de la excepción prevista para las restricciones accesorias, no obstante lo dispuesto en el artículo 81(1) del Tratado Constitutivo de la Comunidad Europea.