Abstract

Final Award in Case 11789 (Extract)

English

The Respondents, a European consortium, entered into negotiations with a view to purchasing the majority stake held by the Claimants, all European companies, in an airline (1) in State X. The Respondents included banks and financial institutions (some owned by State X) as well as a non-EU airline (2) and its parent company, which was at the same time negotiating the purchase of a stake in a third airline (3), also in State X. The former negotiations led to a promissory sale and purchase agreement, which was governed by State X law and subject to the following conditions precedent: (i) merger clearance by the EU authorities and (ii) airline 1's continuing eligibility to operate as an airline under EU legislation despite having 42% of its capital owned by a non-EU airline. The first of these conditions was not met as the EU Commission feared an infringement of EU competition rules. Consequently, the buyers withdrew from the contemplated transaction and withdrew the notification made to the EU competition authorities. The dispute between the parties concerned which of them bore responsibility for obtaining EU merger clearance. Claimants argued this responsibility lay with Respondents, who had been insufficiently diligent. Respondents rejected this accusation and argued that the lack of EU merger clearance made their agreement inoperative. Claimants accordingly requested that Respondents be ordered to perform the promissory agreement or, failing that, pay damages for not fulfilling their obligations. In addition to rejecting these claims, Respondents challenged the arbitral tribunal's jurisdiction to rule on issues of pre-contractual liability.

French

Les défenderesses, qui constituaient un consortium européen, ont engagé des négociations en vue d'acquérir la participation majoritaire détenue par les demanderesses, toutes des sociétés européennes, dans une compagnie aérienne (1) établie dans l'État X. Les défenderesses comprenaient des banques et des institutions financières (dont certaines étaient détenues par l'État X) ainsi qu'une compagnie aérienne ne faisant pas partie de l'Union européenne (2) et sa société mère, qui négociait en même temps l'acquisition d'une participation dans une troisième compagnie aérienne (3), également établie dans l'État X. Les premières négociations ont abouti à une promesse de vente, régie par la loi de l'État X et soumise aux conditions suspensives suivantes : (i) autorisation de la fusion par les autorités de l'UE et (ii) maintien de l'aptitude de la compagnie aérienne à fonctionner dans le cadre de la législation de l'UE malgré la détention de 42 % de son capital par une compagnie aérienne n'appartenant pas à l'UE. La première de ces conditions n'a pas été remplie car la Commission européenne a craint une violation des règles de concurrence de l'UE. Les acheteurs ont donc renoncé à la transaction envisagée et ont retiré la notification faite aux autorités de la concurrence de l'UE. Le différend opposant les parties portait sur la question de savoir qui était responsable de l'obtention de l'autorisation de la fusion par l'UE. Les demanderesses soutenaient que cette responsabilité incombait aux défenderesses, qui n'avaient pas fait preuve de la diligence requise. Les défenderesses rejetaient l'accusation et arguaient que l'absence d'autorisation de l'UE rendait l'accord inopérant. Les demanderesses réclamaient en conséquence qu'il soit ordonné aux défenderesses d'exécuter la promesse de vente ou, à défaut, de payer des dommages-intérêts pour non-respect de leurs obligations. Les défenderesses s'opposaient à ces demandes et contestaient la compétence du tribunal arbitral en matière de responsabilité précontractuelle.

Spanish

Los demandados, un consorcio europeo, entablaron negociaciones para adquirir la participación mayoritaria de los demandantes, exclusivamente empresas europeas, en una compañía aérea (1) en el Estado X. Entre los demandados se encontraban bancos y entidades financieras (de los cuales algunos son propiedad del Estado X), así como una compañía aérea (2) que no formaba parte de la UE y su empresa matriz, que al mismo tiempo estaba negociando la adquisición de una participación en una tercera compañía aérea (3), también situada en el Estado X. Las primeras negociaciones condujeron a un contrato de promesa de compraventa regido por la ley del Estado X y sujeto a las siguientes condiciones suspensivas: (i) la autorización de la fusión por parte de las autoridades de la UE y (ii) la continuación de la elegibilidad de la compañía aérea 1 para funcionar como compañía aérea según la legislación de la UE a pesar de que el 42 % de su capital pertenecía a una compañía aérea que no formaba parte de la UE. La primera de estas condiciones no se cumplió debido a que la Comisión de la UE temió una violación de las normas de competencia de la UE. En consecuencia, los compradores renunciaron a la transacción prevista y retiraron la notificación hecha a las autoridades de competencia de la UE. La controversia entre las partes trataba sobre cuál de ellos tenía la responsabilidad de obtener la autorización de la fusión por parte de la UE. Los demandantes alegaron que esta responsabilidad recaía en los demandados, que no habían sido suficientemente diligentes. Los demandados rechazaron esta acusación y afirmaron que la ausencia de autorización de la fusión por parte de la UE había dejado el contrato sin efecto. Por consiguiente, los demandantes solicitaron que a los demandados se les ordenara cumplir el contrato de promesa o, en su defecto, pagar los daños y perjuicios por no cumplir sus obligaciones. Además de rechazar estas alegaciones, los demandados impugnaron la competencia del tribunal arbitral para pronunciarse sobre asuntos de responsabilidad precontractual.