Abstract

Final Award in Case 14793

English

Claimant, a Belgian company, sought investment to help it develop its activity in Europe. To this end, a Middle East investment bank created two companies (Respondents), registered in Luxembourg, with each of which Claimant entered into a joint venture agreement governed by Belgian law. The dispute between the parties related to the interpretation of an exit clause in the joint venture agreement. In principle, withdrawal was possible only after an initial period of five years, which was required to establish a steady income stream. Article 13.1.4 of the joint venture agreements provided for an exception to this principle and set out the conditions under which an exit was possible before the initial five years had elapsed. Claimant argued that the exit clause was for the benefit of all parties, while Respondents claimed that it was for their use only. The arbitral tribunal found that the wording of the clause was unclear and sought to ascertain the parties' common intention by referring to the contract as a whole, the underlying business rationale, contractual negotiations and related correspondence. On the basis of these elements, the tribunal concluded that the parties intended the exit clause to be for the sole benefit of the Respondents. It added that as the parties' intention could be ascertained by these means, an objective interpretation consisting of what a reasonable businessperson in the same position as the parties would have understood by the clause was unnecessary.

French

Le demandeur, une entreprise belge, avait besoin de fonds pour l'aider à développer son activité en Europe. À cette fin, une banque d'investissement du Moyen-Orient a créé deux entreprises (les défendeurs), enregistrées au Luxembourg, avec lesquelles le demandeur a conclu un accord d'entreprise commune régi par le droit belge. Le différend entre les parties concernait l'interprétation d'une clause de sortie de l'accord d'entreprise commune. En principe, le retrait n'était possible qu'après une période initiale de cinq ans requise pour établir une source de revenus constante. L'article 13.1.4 de l'accord d'entreprise commune prévoyait une exception à ce principe et précisait les conditions selon lesquelles un retrait était possible avant la fin de la période initiale de cinq ans. Le demandeur affirmait que la clause de sortie bénéficiait à toutes les parties alors que les défendeurs prétendaient qu'elle n'était réservée qu'à leur usage. Le tribunal arbitral a conclu que le libellé de la clause n'était pas clair et a cherché à établir l'intention commune des parties en se référant au contrat dans son ensemble, à la logique commerciale sous-jacente, aux négociations contractuelles et à la correspondance y afférente. Sur ce fondement, le tribunal a conclu que les parties entendaient prévoir la clause de sortie au seul bénéfice des défendeurs. Il a ajouté que, l'intention des parties pouvant être établie par ces moyens, une interprétation objective de ce qu'aurait compris de la clause un entrepreneur raisonnable qui se serait trouvé dans la même position que les parties n'était pas nécessaire.

Spanish

El demandante, una empresa belga, buscó inversiones que le permitieran desarrollar su actividad en Europa. Para ello, un banco de inversiones del Oriente Medio creó dos empresas registradas en Luxemburgo (los demandados) y el demandante celebró un acuerdo de joint venture regido por la ley belga con cada una de ellas. La controversia entre las partes trataba sobre la interpretación de una cláusula de salida en el acuerdo de joint venture. En principio, solo era posible retirarse tras un periodo inicial de cinco años, que era necesario para establecer un flujo de ingresos constante. El Artículo 13.1.4 de los acuerdos de joint venture contemplaba una excepción a este principio y determinaba las condiciones en que era posible retirarse antes de los cinco años iniciales previstos. El demandante adujo que la cláusula de salida era para el beneficio de todas las partes, mientras que los demandados alegaron que solo ellos podían utilizarla. El tribunal arbitral estimó que la formulación de la cláusula no era clara e intentó establecer la intención común de las partes refiriéndose al contrato en su conjunto, al propósito subyacente del negocio, a las negociaciones contractuales y a la correspondencia relacionada. A la vista de estos elementos, el tribunal llegó a la conclusión de que las partes habían elaborado la cláusula de salida en beneficio exclusivo de los demandados. También añadió que, como la intención de las partes había podido determinarse con estos medios, no era necesaria una interpretación objetiva de la cláusula basada en lo que habría entendido un empresario razonable en el mismo caso que las partes.