Abstract

Interim Award in Case 16083 (Extract)

English

The parties entered into a contract for the construction of a power plant. A dispute arose over the validity of the Employer's termination of the contract. In the arbitration initiated by the Contractor to obtain compensation for expenses it had incurred and payments made to a subcontractor, the Employer/Respondent contested the arbitral tribunal's jurisdiction over claims which had not first been submitted to amicable dispute resolution and an ad hoc Dispute Adjudication Board (DAB) in compliance with the parties' contract. Although closely based on the FIDIC Conditions of Contract for EPC turnkey projects, the contract contained contradictory provisions relating to dispute resolution, one providing for amicable settlement and arbitration and the other adjudication, amicable settlement and arbitration. Characterizing the issue as one of admissibility rather than jurisdiction and basing its decision on a good faith interpretation of the parties' intention, the arbitral tribunal found that the two-step procedure (consisting of amicable settlement and arbitration), which was a special condition, should prevail over the three-step procedure (consisting of adjudication, amicable settlement and arbitration), which was part of the general contractual conditions. Moreover, Respondent's insistence that Claimant should have submitted its claims to the DAB was inconsistent with Respondent's own submission of counterclaims directly to arbitration without first referring them to the DAB. As attempts had been made to settle the dispute amicably, the two-step procedure had been complied with and Claimant's claims were therefore admissible.

French

Le différend portait sur la validité de la résiliation par le maître de l'ouvrage du contrat passé entre les parties pour la construction d'une centrale électrique. Dans l'arbitrage engagé par l'entrepreneur afin d'obtenir le remboursement de dépenses et de sommes versées à un sous-traitant, le maître de l'ouvrage/défendeur a contesté la compétence du tribunal arbitral pour se prononcer sur des revendications qui n'avaient pas été préalablement soumises à une procédure de résolution amiable des différends et à un Dispute Adjudication Board (DAB) ad hoc, conformément au contrat des parties. Bien que s'inspirant largement des Conditions de contrat applicables aux projets clé en main d'ingénierie, d'approvisionnement et de construction de la FIDIC, le contrat contenait des dispositions contradictoires relatives au règlement des différends, dont l'une prévoyait le recours au règlement amiable et à l'arbitrage et l'autre à l'adjudication, au règlement amiable et à l'arbitrage. Considérant qu'il s'agissait plus d'une question de recevabilité que de compétence et se fondant sur une interprétation de bonne foi de l'intention des parties, le tribunal arbitral a jugé que la procédure en deux étapes (règlement amiable, arbitrage), qui était une condition particulière, devait prévaloir sur la procédure en trois étapes (adjudication, règlement amiable, arbitrage) qui faisait partie des conditions contractuelles générales. L'insistance du défendeur sur le fait que le demandeur aurait dû soumettre ses revendications au DAB était en outre en contradiction avec sa propre présentation de demandes reconventionnelles directement devant le tribunal arbitral, sans qu'elles aient été préalablement soumises au DAB. Des tentatives ayant été faites pour résoudre le différend à l'amiable, la procédure en deux étapes avait été respectée et l'action du demandeur était donc recevable.

Spanish

Las partes celebraron un contrato para la construcción de una central eléctrica. Surgió una controversia relacionada con la validez de la rescisión del contrato por parte del empleador. En el arbitraje iniciado por el contratista con el objetivo de obtener una indemnización por los gastos que había incurrido y los pagos que había efectuado a un subcontratista, el empleador/demandado impugnó la competencia del tribunal arbitral sobre demandas que no se habían sometido en primer lugar a una resolución amistosa de las controversias y a un Dispute Adjudication Board (DAB) ad hoc con arreglo al contrato entre las partes. A pesar de estar ampliamente basado en las condiciones de la FIDIC (Conditions of Contract for EPC Turnkey Projects), el contrato contenía disposiciones contradictorias en relación con la resolución de controversias por cuanto una preveía la resolución amistosa y el arbitraje y la otra la adjudicación, la resolución amistosa y el arbitraje. El tribunal arbitral, que estimó el asunto como una cuestión de admisibilidad más bien que de competencia y basó su decisión en una interpretación de buena fe de la intención de las partes, consideró que debía prevalecer el procedimiento en dos fases (resolución amistosa y arbitraje), que representaba una condición especial, en lugar del de tres fases (adjudicación, resolución amistosa y arbitraje), que formaba parte de las condiciones contractuales generales. Por otra parte, la insistencia del demandado de que el demandante debería haber sometido sus demandas al DAB era incongruente con su propia presentación de demandas reconvencionales directamente a arbitraje sin haberlas encomendado primero al DAB. Como ya se había intentado resolver la controversia de manera amistosa, el procedimiento en dos fases se había cumplido y, en consecuencia, las demandas del demandante eran admisibles.