Abstract

Final Award in Case 19581 (Extract)

English

The parties entered into a contract incorporating the 1999 FIDIC Conditions of Contract for Construction (Red Book). After commencement of the works the parties entered into a dispute adjudication agreement whereby they appointed an individual as sole member of a standing Dispute Adjudication Board (DAB). Difficulties and disagreements arose over payments, which the Employer referred to the Engineer and then to the DAB. The Contractor objected to the DAB's decision and initiated arbitration directly, in the belief that it was not required to refer the dispute first to the Engineer or the DAB or to observe a waiting period. Respondent considered this belief to be mistaken. After distinguishing between jurisdiction and admissibility, the arbitral tribunal ruled that Claimant was justified in referring the dispute directly to arbitration as the DAB must be considered inexistent due to the fact that the person appointed as its sole member lacked the required independence and impartiality. It also held that in these circumstances there was no obligation to seek an amicable settlement, nor did the dispute have to be referred first to the Engineer.

French

Les parties avaient conclu un contrat comprenant les Conditions de contrat applicables aux travaux de construction de la FIDIC (Livre rouge) de 1999. Après le commencement des travaux, elles ont signé une convention de règlement des différends par l'adjudication conformément à laquelle elles ont désigné le membre unique du Dispute Adjudication Board (DAB) à caractère permanent. Des difficultés et des désaccords ont surgi à propos de paiements et le maître de l'ouvrage les a soumis à l'ingénieur, puis au DAB. L'entrepreneur a notifié son désaccord avec la décision de ce dernier et engagé directement un arbitrage, convaincu qu'il n'était pas nécessaire de soumettre d'abord le différend à l'ingénieur ou au DAB ou d'observer un délai de carence. Le défendeur arguait que cette conviction était erronée. Après avoir établi une distinction entre compétence et recevabilité, le tribunal arbitral a jugé que le demandeur avait eu raison de soumettre le différend directement à l'arbitrage car le DAB devait être considéré comme inexistant du fait que la personne désignée comme membre unique ne possédait ni l'indépendance ni l'impartialité requises. Le tribunal arbitral a également considéré que dans ces circonstances il n'y avait pas d'obligation de rechercher un règlement amiable, ni de soumettre d'abord le différend à l'ingénieur.

Spanish

Las partes celebraron un contrato que incorporaba las condiciones del «Libro Rojo» de 1999 de la FIDIC (Conditions of Contract for Construction). Una vez iniciados los trabajos, las partes celebraron un acuerdo de resolución de controversias por adjudication en el que nombraron a un individuo como miembro único de un Dispute Adjudication Board (DAB) permanente. Surgieron dificultades y desavenencias relacionadas con los pagos, desacuerdos que el empleador presentó al ingeniero y después al DAB. El contratista formuló objeciones a la decisión del DAB e inició directamente un arbitraje con la convicción de que no era necesario someter primero la controversia al ingeniero o al DAB ni observar un periodo de espera. El demandado consideró que se trataba de una creencia errónea. Después de establecer una distinción entre competencia y admisibilidad, el tribunal arbitral dictaminó que el demandante tenía motivos para someter la controversia directamente a arbitraje ya que el DAB debía considerarse como inexistente por el hecho de que la persona nombrada como miembro único carecía de la independencia e imparcialidad necesarias. También sostuvo que en estas circunstancias no había obligación de intentar una resolución amistosa ni de someter la controversia al ingeniero en primer lugar.