Abstract

Final Award in Case 15949

English

The First Claimant entrusted Respondent with the management and marketing of a hotel complex it owned in North Africa. After going into receivership, the First Claimant was subsequently replaced by the Second Claimant. Claimants initiated arbitration proceedings to recover unpaid sums from Respondent, which they accused of unjustifiably terminating the management contract. Respondent argued that it had been deprived of access to accounting information, that the First Claimant had failed to carry out repair work incumbent on it, and that it was itself released from its contractual obligations on grounds of force majeure. According to the parties' contract, the effect of force majeure was initially to suspend the operator's obligation to pay a minimum guarantee, but not to terminate the contract. Termination of the contract could occur only if the force majeure situation persisted for a longer period and the parties were unable to agree on a course of action to cope with it. The tribunal found that the conditions for termination were realised in the present case as a result of certain acts of terrorism that had a material impact on local tourism. In its final award it also ruled on the payment of sums alleged to be due to Respondent and the harm caused to Respondent by Claimants' continued use of Respondent's trademark after termination.

French

Le premier demandeur avait confié au défendeur la gestion et le marketing d'un complexe hôtelier dont il était propriétaire en Afrique du Nord. Après avoir été placé en redressement judiciaire, le premier demandeur a été remplacé par le second demandeur. Tous deux ont engagé une procédure d'arbitrage afin de recouvrer les sommes dues par le défendeur, qu'ils accusaient d'avoir abusivement résilié le contrat de gestion. Le défendeur a fait valoir qu'il avait été empêché d'accéder aux informations comptables, que le premier demandeur n'avait pas effectué les travaux de réparation qui lui incombaient et que lui-même avait été libéré de ses obligations contractuelles pour cas de force majeure. Conformément au contrat des parties, la force majeure avait initialement pour effet de suspendre l'obligation de l'exploitant de verser une garantie minimum, mais sans mettre fin au contrat. La résiliation du contrat ne pouvait intervenir que si la situation de force majeure perdurait et que les parties se trouvaient dans l'incapacité de s'accorder sur les mesures à prendre pour y faire face. Le tribunal arbitral a conclu qu'en l'espèce les conditions d'une résiliation étaient réunies, du fait d'actes de terrorisme ayant eu un impact substantiel sur le tourisme local. Dans sa sentence finale, il s'est aussi prononcé sur le paiement des sommes que le défendeur alléguait lui être dues et sur le préjudice que lui avait causé la poursuite de l'utilisation de sa marque par les demandeurs après la résiliation du contrat.

Spanish

El primer demandante confió al demandado la gestión y el marketing de un complejo hotelero de su propiedad situado en África del Norte. Tras declararse en quiebra, el primer demandante quedó reemplazado por el segundo demandante. Ambos demandantes iniciaron un procedimiento de arbitraje para que el demandado, al que acusaban de haber rescindido el contrato de gestión de forma injustificada, les pagara los importes impagados. El demandado alegó que se le había privado del acceso a la información contable, que el primer demandante no había llevado a cabo las obras de reparación que le correspondían y que él mismo había quedado liberado de sus obligaciones contractuales por motivos de fuerza mayor. Según el contrato entre las partes, la primera consecuencia de la fuerza mayor era la suspensión de las obligaciones del explotador de pagar una garantía mínima, pero no dar por terminado el contrato. La rescisión del contrato solo podía tener lugar si la situación de fuerza mayor se prolongaba y las partes no lograban ponerse de acuerdo en cuanto a una línea de conducta para hacerle frente. El tribunal estimó que en este caso las condiciones de rescisión estaban dadas como resultado de determinados actos de terrorismo que repercutieron significativamente en el turismo local. En su laudo final, se pronunció también sobre el pago de los importes que el demandado estimaba que se le debían y sobre el perjuicio que le habían causado los demandantes al continuar utilizando su marca tras la rescisión del contrato.