Abstract

Final Award in Case 17185

English

Respondent entrusted Claimant with the management of a hotel, whose construction was still under way when the parties entered into their agreement. In addition to managing the hotel after it was finished, Claimant was to provide services prior to the opening of the hotel to ensure that its design and construction complied with Claimant's standards and procedures. Respondent undertook to complete the hotel so that Claimant could open and start operating it within nine months of signing the agreement. This failed to occur. Instead, Respondent took steps to sell the hotel and have someone else manage it, alleging that Claimant had lost interest and abandoned the project. Claimant initiated arbitration proceedings to recover unpaid fees for its pre-opening work and damages for lost profits. The arbitral tribunal found no evidence of Claimant's having lost interest or failed to fulfil its obligations during the pre-opening phase. On the other hand, Respondent clearly had not fulfilled its obligations insofar as it had failed to complete the construction, had sold the hotel without informing Claimant and had not kept it free of encumbrances. In determining the damages due to Claimant, the tribunal held that the parties' agreement did not set a fixed amount and, to assess the amount due, relied on the projections and calculations of an expert. In its award, the tribunal also referred to various procedural incidents, including Respondent's plea that the tribunal should abandon the arbitration in compliance with an order issued by a local court. The tribunal rejected this plea, affirming that it had the power and duty under the ICC Rules chosen by the parties to continue with the proceedings and render an award by the date set by the ICC Court.

French

Le défendeur avait confié au demandeur la gestion d'un hôtel dont la construction était encore en cours au moment où les parties avaient conclu leur contrat. En plus de la gestion de l'établissement après son achèvement, le demandeur devait fournir des services avant son ouverture afin de garantir la conformité de sa conception et de sa construction avec ses normes et procédures. Le défendeur s'était engagé à achever l'hôtel de manière à ce que le demandeur puisse l'ouvrir et commencer à l'exploiter dans les neuf mois à dater de la signature du contrat. Cela n'a pas été le cas. Le défendeur a au contraire pris des mesures pour vendre l'hôtel et trouver quelqu'un d'autre pour le gérer, alléguant que le demandeur s'était désintéressé du projet et l'avait abandonné. Le demandeur a engagé une procédure d'arbitrage afin d'obtenir le paiement de la rémunération qui lui était due pour son travail avant l'ouverture ainsi que des dommages-intérêts au titre du manque à gagner. Le tribunal arbitral n'a trouvé aucune preuve du désintérêt du demandeur ou d'un manquement à ses obligations dans la phase précédant l'ouverture de l'établissement. Le défendeur, en revanche, avait clairement failli à ses obligations en n'achevant pas la construction, en vendant l'hôtel sans en informer le demandeur et en ne le maintenant pas libre de toute charge foncière. Dans sa décision sur les dommages-intérêts dus au demandeur, le tribunal arbitral a constaté que le contrat des parties ne stipulait pas de somme fixe et, afin de déterminer le montant à payer, il s'est appuyé sur les projections et les calculs d'un expert. Dans sa sentence, le tribunal arbitral a également fait référence à divers incidents de procédure, dont une exception soulevée par le défendeur sur le fondement d'une injonction d'une juridiction locale ordonnant la cessation de la procédure arbitrale. Le tribunal arbitral a rejeté cette exception, confirmant qu'il avait le pouvoir et le devoir, conformément au Règlement d'arbitrage de la CCI choisi par les parties, de poursuivre la procédure et de prononcer une sentence dans le délai fixé par la Cour de la CCI.

Spanish

El demando confió al demandante la gestión de un hotel todavía en construcción en el momento de la celebración del contrato entre las partes. Además de gestionar el hotel una vez terminado, el demandante debía prestar varios servicios antes de apertura del establecimiento para asegurarse de que el diseño y la construcción cumplían sus estándares y procedimientos. El demandado se comprometió a finalizar el hotel de modo que el demandante pudiera abrirlo e iniciar su explotación en un plazo de nueve meses a partir de la firma del contrato. Esto no sucedió. Por el contrario, el demandado tomó medidas para vender el hotel y para encomendar su gestión a un tercero, alegando que el demandante había perdido todo interés por el proyecto y que lo había abandonado. El demandante inició un procedimiento de arbitraje para cobrar los honorarios pendientes por el trabajo desempeñado antes de la apertura y reclamar daños y perjuicios por los beneficios perdidos. El tribunal arbitral no encontró pruebas del desinterés del demandante o de un incumplimiento de sus obligaciones durante la fase previa a la apertura. Por otro lado, resultaba claro que el demandado no había respetado sus obligaciones por cuanto no había finalizado la construcción, había vendido el hotel sin informárselo al demandante y no lo había mantenido libre de gravámenes. Al decidir sobre los daños y perjuicios debidos al demandante, el tribunal constató que el contrato entre las partes no establecía un importe fijo y, para estimar la suma adeudada, se basó en las previsiones y cálculos de un perito. En su laudo, el tribunal también se refirió a diversos incidentes de procedimiento, incluyendo la solicitud del demandado de que el tribunal abandonara el arbitraje de conformidad con una orden emitida por un tribunal local. El tribunal rechazó esta petición afirmando tener la facultad y la obligación, con arreglo al Reglamento de Arbitraje de la CCI escogido por las partes, de continuar con el procedimiento y dictar un laudo en la fecha estipulada por la Corte de la CCI.